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 Bienvenue chez nous

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Arrivé(e) le : 10/03/2016
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Ausrae
MessageSujet: Bienvenue chez nous   Sam 2 Avr - 13:23


Echo & Risu

Jour 2 - Aube L'herbe est mouillée sous vos fesses. Vous avez l'impression d'être dans un bain tant vous êtes mouillés. Aux pieds de Echo dort un petit Marcacrin à la respiration douce. Le kikclee de Risu s'entraîne à se battre jusqu'à ce que son nouveau dresseur ne se réveille. Alors il soupire doucement et le rejoint.
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Echo
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Sam 2 Avr - 16:37

Bienvenue chez nous

La jeune fille s’éveille aux premières lueurs d’un soleil orangé et droit venu lécher sa figure de ses rayons dorés. La première sensation la heurte, tel un coup de massue, une migraine lancinante qui déchire son crâne alors que ses paupières se referment brusquement, fuyant les lumières agressantes de l’astre du jour. Il lui semble avoir perçu un fragment de ciel éclairé de nuages aux teintes multicolores sous ce lever de soleil intense ainsi que quelques fils émeraude rappelant les herbes ondulant sous la brise. Néanmoins ces détails ne lui sont que de peu d’importance tant la douleur se fait pressante sous son front qu’elle palpe de gestes lourds et hésitants, comme engourdie. La deuxième sensation la transit, elle est celle du froid et de l’humidité qui lui tirent cette fois des gémissements agacés et inconfortables. Sa respiration s’accélère d’une certaine panique alors que son esprit embrouillé tente malgré elle de replacer les événements l’ayant mené à cet instant, à cette position, dans cet environnement qui ressemble à une pleine du peu qu’elle a pu en voir avant de refermer brusquement les yeux. Rien ne lui parvient, pas même des bribes, pas même son propre nom ou un indice sur son identité. Tabla rasa. L’adolescente se redresse tant bien que mal en entrouvrant les paupières, cherchant une solution immédiate à la brume qui recouvre chacune de ses neurones lui semble-t-il, alourdie et malaisée par la souffrance occasionnée par la migraine. Un nouveau frisson la secoue alors qu’elle réalise à quel point elle est mouillée, son jean complètement trempé sous elle, sa veste ne parvenant plus à la réchauffer dans cet état.

Son réflexe l’emmène à esquisser un geste pour se débarrasser de cette dernière, un geste laissé en suspens lorsque la troisième sensation vient la surprendre. À ses pieds repose une créature qu’elle ne parvient pas à reconnaître, ni de vue ni de nom. Une forme arrondie, parfaitement recroquevillée dans sa propre fourrure d’un marron cendré strié de marques plus sombres. Pendant quelques instants, la jeune fille en cherche le début et la fin, avant de reconnaître au centre de cette masse soyeuse un nez rosé ainsi que deux yeux particulièrement paisibles, encore endormis. De nombreuses émotions traversent l’inconnue à cet instant, surprise, crainte, horreur, mais surtout de la curiosité, qui motive un geste vers la chose à ses pieds. Lorsque l’humaine l’effleure du bout de ses doigts, la créature frémit et s’éveille en s’étirant de façon tout à fait ridicule, son regard se posant rapidement vers la jeune fille au visage pâle et aux grands yeux d’un bleu-vert profond. Un léger salut ensommeillé s’échappe de la chose à l’allure porcine, attendrissant quelque peu sa nouvelle dresseuse. Elle ignore encore que leurs destinées s’en trouveront liées, néanmoins elle abandonne toute peur liée à la créature. Même que celle-ci l’apaise en quelque sorte, et rend la migraine un peu plus supportable et tire un maigre sourire à l’adolescente.

«Tu es drôle toi. C’est quoi ton nom?»

«Marca-Marcacrin!»


Marcacrin. Sans le savoir, la créature qui se tient contre ses jambes possède toutes sortes de capacités étranges, qu’elle développera au fil de leurs aventures. Néanmoins leur amitié s’en trouve en quelque sorte scellée, et la jeune fille se plaît à le surnommer Marco afin de correspondre à ce qu’il vient de lui dire. Elle laisse courir sa main contre sa fourrure si douce, ce que semble apprécier le petit mâle. On l’entend émettre de petits bruits satisfaits qui tirent un rire fatiguée à sa partenaire. L’humaine sursaute alors qu’un soupir se fait entendre à quelques pas d’elle. Une créature bien plus grande et tout aussi inconnue passe à quelques mètres d’elle, se dirigeant vers une silhouette abandonnée dans les hautes herbes. Un garçon d’une vingtaine d’années, parfaitement soigné dans un costume noir complètement trempé tout comme elle. Avec quelques difficultés, l’adolescente attrape Marco dans ses bras, se remet sur ses pieds et s’oriente en direction de cette autre personne, espérant ce que tous espèrent en posant le pied sur Ausrae depuis la faille. Trouver des réponses.

«Hé!»

En pressant ses pas, encore maladroits et désordonnés, la jeune fille se prend les pieds dans les herbes et trébuche à moitié. L’entrave à sa cheville provoque aussitôt une sorte de colère paniquée chez elle et elle s’acharne en catastrophe à rejoindre le jeune homme et son propre partenaire.

«D-dis, tu sais…?»

Les questions se bousculent sous son crâne souffrant, si bien qu’elle ne parvient à en formuler aucune. Néanmoins le visage qu’elle penche vers lui est tordu d’incompréhension et d’une détresse palpable.
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Arrivé(e) le : 27/03/2016
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Risu
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Dim 3 Avr - 2:05

Bienvenue chez nous

Echo & ---
Les dernières syllabes s'estompèrent. Et avec elles repartit l'afflux sanguin qui paraissait jusqu'alors s'être tu discrètement dans un coin. Le battement monocorde de son sang résonnait à présent comme des percussions lointaines et tribales contre les tempes du garçon. Un écrin humide et glacé enveloppait son corps, et lorsqu'il prit difficilement conscience de ce dernier, ce fut pour constater que ses membres endoloris par le froid ne lui répondaient pas.
Un grognement bas, proche d'un soupir lui échappa alors qu'il tentait d'ouvrir les yeux afin d'aérer son esprit encore embrumé. Mais la lumière chaude qui couvait déjà le ciel lui sembla plus brutale et aveuglante que les phares d'une voiture en pleine nuit.
Il referma les yeux en montrant les dents. Quelques gouttes de rosée coulèrent de ses cils au creux de ses yeux, puis le long de ses joues. Un tremblement léger s'empara doucement de ses membres dont les sensations lui revenaient peu à peu.

Pris d'un brusque accès de mauvaise humeur, le jeune homme retrouva le contrôle de son corps le temps de se rouler en boule sur le côté, cachant son visage au creux de ses manches pour échapper à la morsure d'un soleil matinal. Mais le vêtement était humide, imbibé d'eau de pluie, et glacial contre sa peau sensibilisée par la fatigue.
Ses oreilles captèrent la vibration d'une démarche qui se rapprochait. Des pas étranges qu'il ne put juger familiers. Un étranger était en train de venir vers lui...
... Vers lui...
Tiens... ? Qui donc était ce "lui" ?

Son propre calme surprit légèrement le garçon qui osa ouvrir à nouveau un œil pour chercher au travers de sa manche un semblant de réponse. Où était-il ? Qui était-il ? C'était là une situation bien étrange ! Comme s'il venait de naître...
Son cerveau, pourtant, semblait tout à fait fonctionnel - du moins si l'on excluait la migraine lancinante qui le travaillait. Alors pourquoi était-il incapable de retrouver son nom, son âge, son passé ? Il ne se souvenait même plus de quoi il avait l'air. Cette situation devenait préoccupante à mesure qu'il en prenait pleinement conscience, aussi le garçon se décida-t-il enfin à s'extraire de sa position fœtale pour observer ce qui se trouvait autour de lui.
En appui sur un coude, il laissa glisser son regard sur les environs, détaillant la grande plaine qui s'offrait à lui. La silhouette d'abord floue de l'être à qui appartenait le pas qui s'était rapproché lui apparue de plus en plus nette à mesure que ses yeux s'habituaient à la lumière, et il reconnu bientôt, postée à ses côtés, une forme humanoïde. Ou tout du moins... presque...

"Dis-moi bonhomme, où est-ce qu'on est ?" baragouina le garçon tout en massant sa mâchoire endolorie, un sourire maladroit au coin des lèvres.

Mais le petit personnage à la peau bronzée n'eut pas le temps de lui répondre. Une jeune furie sortie de nulle part se précipita sur lui, trébuchant à demi dans les herbes qui les entouraient pour s'arrêter au-dessus du jeune homme. Le visage de la demoiselle, noyé d'appréhension, était presque collé au sien tandis qu'elle couinait quelques mots aléatoires, formant une phrase en suspend.
Le garçon cligna des yeux, fixant ceux d'un joli vert de la jeune fille, puis il rit doucement, avec amusement. Son propre rire lui parut un peu arrogant, mais il se sentait pourtant très franc dans sa réaction.

"Si je sais ? Je ne sais pas grand chose, hélas. Vous vous êtes adressée à la mauvaise personne, je le crains."

Repoussant doucement, sans brutalité, ni sans gêne aucune la demoiselle d'une pression des doigts contre sa maigre poitrine, le sans nom tâcha de forcer son corps à se redresser. Lorsqu'il fut enfin sur ses pieds, son regard courut rapidement sur ses vêtements avant de revenir se poser sur la jeune fille. Un sourire incrédule adoucit son visage.

"Je suis flic ?"
matinée - soleil
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Echo
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Dim 3 Avr - 20:55

Bienvenue chez nous

L’adolescente possède probablement toutes sortes d’habiletés lui permettant au quotidien de s’armer contre les situations stressantes se pointant sur son chemin. Pourtant ainsi elle se tient, particulièrement désarmée, en cherchant dans chacun des traits de l’inconnu une réponse à sa présence en ce lieu saugrenu, auprès d’une créature qui lui semble attachée alors qu’ils n’en sont encore qu’à leur premier contact. Ainsi la jeune fille fait face aux événements ponctuant son existence, avec un sang-froid indélébile lui permettant de rationnaliser efficacement et d’envisager des solutions possibles. Aujourd’hui, l’absence de souvenirs concrets ou de repères familiers l’entraînent dans une panique frémissante encore contenue dans ses gestes, mais trahie par son regard expressif. Marco, dans ses bras, proteste un peu de la sentir ainsi, bouleversée et bouleversante, et ce léger cri la saisit assez longtemps pour qu’elle en vienne à réaliser son attitude totalement ridicule et inutile. Elle se recule alors que l’inconnu la repousse sans la moindre méchanceté, pourtant le contact lui tire un certain inconfort. Son visage s’affaisse d’une moue méfiante alors que le rire du jeune homme lui parvient, qu’elle interprète dans la lourdeur de cet instant comme une moquerie insensible. Une once d’espoir l’anime devant cet éclat néanmoins. Peut-être cet étranger costumé parviendra-t-il à l’éclairer au sujet de leur présence en ce lieu, ou même de son identité encore fuyante? La déception décompose le visage de l’adolescente alors que le jeune homme lui expose qu’il se trouve tout aussi amnésique qu’elle.

Un fossé se crée entre les deux humains. Là où l’un exprime d’une incrédulité presque paisible, l’autre se retourne pour faire face à l’étendue herbeuse les entourant avec une sorte de rage perplexe. Elle ne jette qu’un regard indifférent à l’autre en pleine interrogation existentielle, haussant les épaules en guise de toute réponse. La déception de ne trouver chez son interlocuteur que d’avantage de questions se fait sentir dans toute son attitude, de plus en plus refermée, alors qu’elle considère ce qu’il vient de demander. Un policier. Possible, vu l’accoutrement. Se lançait-il à sa poursuite avant que l’amnésie ne les fauche tous les deux pour les abandonner dans cette plaine ensoleillée? La jeune fille grogne de mécontentement de se trouver butée à plus de questionnements, et abandonne l’idée de parvenir à obtenir des réponses. Elle repose Marco à ses pieds avant de se défaire de sa veste, ses bras ankylosés par le froid et l’humidité. Le vêtement couvert de boue se trouve bientôt abandonné au soleil contre les hautes herbes, où la brune espère le voir sécher rapidement. Le Marcacrin à ses pieds suit le moindre de ses mouvements des yeux attentif à ses gestes teintés d’une mauvaise humeur largement occasionnée par sa migraine et l’état lamentable de sa condition physique de façon générale.

«Bon, monsieur le flic, le prends pas mal hein, mais je n’arriverai jamais à sécher ces fringues si elles sont sur moi.»

Sans la moindre pudeur, la jeune fille se départit de son débardeur et de son jean, qu’elle essore et laisse reposer près de sa veste. Ainsi délestée de ses vêtements trempés, elle se sent déjà bien mieux, et trouve une pierre où se coucher dans l’espoir que le soleil ne vienne la réchauffer. Elle ne porte plus qu’un soutien-gorge de sport ainsi qu’une culotte garçonne, mais elle se fiche totalement du regard de l’aîné, simplement motivée par l’envie de se sentir un peu mieux. Le Marcacrin s’empresse de la rejoindre contre son rocher où elle se repose, les yeux fermés, éreintée par une aventure dont elle ne semble pas en mesure de se souvenir. Marco se love contre elle, lui apportant un peu de chaleur. Avec un soupir, les paupières de la jeune fille s’entrouvrent sur un ciel d’un bleu limpide.

«C’est bizarre, quand même.»

Ces quelques paroles, une évidence. Sans plus d’explication à sa venue en ces terres d’apparence vierge, «bizarre» ne peut pas même suffire à décrire sa situation et celle de l’inconnu au costume.
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Arrivé(e) le : 27/03/2016
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Risu
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Lun 4 Avr - 0:28

Bienvenue chez nous

Echo & ---
La jeune fille semblait particulièrement excédée. Le garçon ne s'en offusqua pas et se contenta de hausser les épaules, observant curieusement le petit animal qu'elle tenait. Il n'en était pas sûr en raison de son amnésie partielle, mais il lui semblait n'avoir jamais croisé ce genre de bestiole.
Il finit toutefois par s'en détacher lorsqu'il remarqua que le petit personnage bronzé qui se tenait près de lui portait un objet dans ses mains. Il paraissait attendre que le sans nom s'intéresse à lui, et quand ce fut fait, la créature lui tendit une casquette qui semblait parfaitement correspondre à son costume. Le jeune homme sourit et prit le vêtement qu'il vissa aussitôt sur sa tête. La chose lui allait parfaitement.

"Merci p'tit gars. Dis-moi, tu es d'ici ?"

Les grands yeux cernés de noir le fixèrent avec une lueur de curiosité, mais il ne répondit pas. Et pour cause, la créature ne semblait pas avoir de bouche. Un peu surpris maintenant qu'il se tenait debout face à lui, le garçon passa une main intriguée au-dessus de l'être humanoïde presque aussi grand que lui, comme si la chose avait pu avoir une tête invisible au sommet de ce buste sans cou. Perplexe, le jeune homme recula d'un pas pour mieux le contempler. Il ne savait absolument pas ce qu'était cette chose, mais elle ne semblait pas belliqueuse, et c'est tout ce qui lui importait.

La jeune fille choisit ce moment pour l'invectiver. Sans gêne aucune, elle se départit de ses vêtements mouillés pour les laisser sécher au soleil avant d'aller s'allonger sur un rocher afin de chasser l'humidité de sa peau. Le garçon trouva l'idée bonne, et l'imita bien vite, ôtant son costume qu'il posa sur une large pierre plate qui dépassait des herbes hautes. Ne gardant que son képi et son boxer, il observa à son tour ce qui les entourait. De vastes plaines, immenses. D'un côté se dressait au loin une montagne imposante, tranquille. Et de l'autre, se découpant sur l'horizon, une forêt verdoyante.
Aucune habitation ni aucune trace de vie intelligente en vue. Le jeune homme laissa retomber la main qu'il avait mis en visière et se tourna vers la créature bronzée qui le suivait comme un brave canidé.

"Bon. Puisque tu as l'air de vouloir rester avec nous, je vais t'appeler Dango. Ça te va ?"

Il s'agissait du premier nom qui lui était venu à l'esprit. Il éveillait en lui un certain appétit, certainement un met que son corps appréciait, mais ce n'était pas important pour l'instant. Le nouvellement nommé Dango pencha légèrement le buste sur le côté, puis sembla acquiescer. Son interlocuteur rit doucement, égayé par cette créature qui le suivait pas à pas, tout aussi curieuse que lui.
Laissant de côté les vêtements qui séchaient, le garçon fit signe à son nouveau compagnon de le suivre et se dirigea vers la jeune fille qui marmonnait tout bas en regardant le ciel. Il se posta à côté d'elle et posa ses poings sur ses hanches, se penchant légèrement en avant pour la fixer avec un sourire amusé.

"Ecoutez, j'ai l'impression que nous sommes dans la même situation vous et moi. Je vous propose, pour commencer, de nous trouver des surnoms en attendant que la mémoire nous revienne. Vous pouvez m'appeler Risu - j'aime bien ce mot."

Il lui tendit alors la main pour l'inviter à se relever et la saluer, l'autre toujours posée sur sa hanche dans une posture décontractée.

"Peut-être aussi que nous pourrions réfléchir à l'endroit où nous aimerions nous rendre, qu'en dites-vous ?"
matinée - soleil


Dernière édition par Risu le Lun 4 Avr - 18:59, édité 1 fois
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Echo
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Lun 4 Avr - 2:55

Bienvenue chez nous

Aussi profondément confuse que puisse ne l’être la jeune fille étendue contre ce rocher qu’elle a clamé contre le sien, elle réalise tout de même que le policier trouvé dans l’herbe dans un état semblable partage sa situation. Logiquement, les deux étrangers auront probablement voyagé tous les deux jusqu’à ce lieu désert, d’un point de départ qui leur est encore inconnu, et vers une destination qui leur reste encore à déterminer. Plutôt que de se sentir satisfaite et rassurée d’avoir en sa compagnie une présence humaine potentiellement utile et pertinente dans une quête qui deviendra rapidement celle de la survie, l’adolescente se méfie et se coupe du jeune homme, de par son attitude et ses gestes. Rapidement, elle referme les yeux, en tâchant de ne pas écouter la conversation qu’il a avec l’étrange humanoïde qui l’accompagne (et qui, soyons honnêtes, fait un peu flipper la brune). Tout simplement, elle préfère ne pas s’intéresser à cette personne pourtant courtoise depuis leurs premiers mots échangés. Une part d’elle-même le craint encore, cet étrange homme costumé à l’intense regard de grisaille. Elle se sent démesurément vulnérable face à lui, inconfortable malgré l’apparente aise avec laquelle elle s’est dévêtit devant lui. Tous les questionnements l’habitant n’arrangent en rien cette prédisposition à la crainte qui, même tue, se trouve facilement discernable pour celui sachant l’observer. Peut-être a-t-elle un peu espoir de le voir se désintéresser d’elle et poursuivre sa route de son côté. Elle n’a cependant pas la naïveté de prétendre que la perspective de se trouver seule dans cette plaine vierge ne l’effraie pas. Au contraire, elle est terrorisée.

Quelque part au fond d’elle-même, un sentiment grandissant l’envahit, tel un long malaise belliqueux. Celui qu’elle ne devrait pas se trouver ici, abandonnée aux éléments, trempée et brisée d’une migraine qui heureusement semble s’apaiser quelque peu maintenant qu’elle se trouve confortablement installée contre son rocher au soleil. L’immobilité ne lui sera d’aucune utilité si elle espère survivre, pourtant la notion de survie ne l’a pas encore frappé. Trop tôt encore pour réaliser l’urgence de sa situation. Elle n’en est encore qu’à la découverte d’elle-même, de son environnement et de ses besoins qui pour le moment se limitent à ses sensations primaires. La chaleur du soleil naissant à l’horizon lui apporte un bien-être temporaire à auquel elle se raccroche jusqu’à ce que l’inconnu ne vienne briser sa quiétude. D’un œil désintéressé, elle le toise en se demandant bien ce qu’elle peut lui vouloir, jusqu’à réaliser qu’il l’a imité dans sa quête de chaleur en retirant tous ses vêtements hormis un chapeau à l’allure étrange, ainsi qu’un boxer. La nudité de son interlocuteur tire des rougeurs embarrassées à la jeune fille qui s’empresse de regarder ailleurs. Si son absence de pudeur lui a permis de s’exposer sans la moindre gêne, il en va autrement que de poser le regard sur autrui, une expérience qui va chercher en elle une rare once de timidité. Pour ajouter à son embarras, c’est à ce moment où l’inconnu choisit de se présenter en quelque sorte, venant sceller leur partenariat. Risu.

«Ouais okay. Risu. Sauf que moi j’ai pas d’idées. Je suis certaine d’avoir un nom quelque part, tu sais? Là d’où je viens.»

Avec un mouvement impatient, l’adolescente se détache de son rocher en faisant quelques pas, cherchant dans le sac trouvé à ses pieds quelque indice lui permettant de s’identifier. Elle y déniche avec frustration une sorte de sphère métallique à deux couleurs, ainsi qu’un briquet et un MP3. Elle tire ce dernier objet en farfouillant son menu. Le dispositif entrepose des centaines de chanson, la première se nommant «Echo» d’un certain Jason Walker. La jeune fille soupire. Rien ici ne lui permet d’identifier ou même de se souvenir.

«Echo. J’imagine que tu peux m’appeler comme ça.»

Avec frustration, l’adolescente repose le sac à ses pieds avant de se retourner vers Risu. Ce dernier semble convaincu qu’en formant une équipe, ils parviendront à… mais à quoi? S’il n’en tenait qu’à elle, Echo se laisserait probablement choir au soleil dans l’attente qu’on la récupère. Il devait bien exister une âme se souciant d’elle quelque part, de quelqu’un pour l’attendre et l’espérer, la chercher même, non? Le policier a raison, même elle le reconnaît dans sa mauvaise foi légendaire. Son regard se porte dans toutes les directions, à la recherche d’une destination. De voyager aura au moins le mérite de l’occuper, de la distraire du malaise qui poursuit son ascension en elle. À l’est comme à l’ouest, une étendue infinie les attend, des herbes aux couleurs chaudes balancées par la brise matinale. Le nord leur offre une vue impressionnante d’une montagne lointaine, emplie de promesses. Au sud se dresse une forêt aussi loin que l’œil ne se porte.

«D’accord Risu. Puisqu’on doit travailler l’un avec l’autre, soit. Je crois que la forêt serait un choix plus indiqué que la montagne, même si on pourrait avoir une belle vue pour trouver… une ville, je ne sais pas? La forêt au moins nous procurerait un couvert et de quoi se construire un abri, potentiellement, ainsi que de quoi se nourrir peut-être. À moins de poursuivre vers l’est ou l’ouest, ça ce serait aussi envisageable.»

La jeune fille soupire en entendant son ventre gronder de mécontentement.

«J’ai faim.»

Amen.
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Risu
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Lun 4 Avr - 19:49

Bienvenue chez nous

Echo & ---
La demoiselle ignora totalement sa main tendue et se releva d'elle-même. Elle semblait de très mauvaise humeur, et le lui fit comprendre en refusant tout d'abord de lui donner un nom. Risu croisa les bras et jeta un coup d’œil à Dango. Ce dernier haussa les épaules, ce qui fit à nouveau sourire le jeune homme. L'humanoïde sans tête pouvait bien être un animal étrange, un mutant ou un extraterrestre, ça n'avait pas d'importance ; il était calme et curieux. Il n'en fallait visiblement pas plus pour s'attirer la sympathie du jeune homme.

"J'ai l'air d'être un type bien..." songea-t-il en constatant sa patience et la compréhension qu'il éprouvait envers la jeune fille un brin agressive.

C'était presque amusant de se trouver ainsi dépourvu de nom et d'histoire, comme s'il n'était que la première page vierge d'un futur roman à succès. Il pouvait être ce qu'il voulait, ses perspectives d'avenir étaient infinies. En y réfléchissant quelques instants, Risu se demanda s'il n'était pas plongé dans un rêve profond du à un coma. Ou peut-être était-il le sujet d'une expérience ? Ou peut-être était-il tout simplement fou ? L'idée que son vrai "lui" soit en cet instant enfermé dans un asile d’aliénés ne lui paraissait pas aberrante, mais ça n'avait pas d'importance. Pour l'instant, l'herbe jaunie contre ses jambes, la chaleur du soleil sur sa peau et la brise qui animait ses mèches courtes lui semblaient plus réels que n'importe quoi d'autre. C'était donc cette réalité qui comptait pour lui.

Voyant que la jeune fille s'était plongé dans l'étude d'un petit sac abandonné, Risu revint sur ses pas pour fouiller la végétation autour de l'endroit où il s'était réveillé. Non loin des herbes pliées par son corps assoupi, il découvrit une besace semblable à celle de sa compagne, comme si quelqu'un leur avait abandonné des vivres ou des indices qui leur étaient spécialement destinés.

"Echo. J’imagine que tu peux m’appeler comme ça." grommela la jeune fille avec humeur.

Risu acquiesça et fouilla à son tour le petit sac. Il n'y découvrit qu'une clé USB sans marque ni étiquette, une paire de piles et, tout comme Echo, une sphère bicolore de la taille d'une balle de tennis. Avec un soupir partageant déception et satisfaction, le jeune homme remit tous les objets dans la besace avant de la tendre à Dango qui continuait à le suivre et à l'observer sans relâche, comme s'il attendait quelque chose de lui. L'humanoïde observa le sac quelques instants, puis s'en saisit enfin et le passa en bandoulière. Risu le remercia d'une petite tape sur l'épaule puis se dirigea vers ses vêtements mis à sécher.
Le soleil semblait faire son office, le tissu était beaucoup moins humide qu'avant. Le garçon fouilla les poches du costume une par une mais n'y découvrit rien de plus. Ni carte d'identité, ni portefeuille, ni quoique ce soit à vrai dire.

La voix de la jeune fille s'éleva à nouveau, et le garçon l'écouta en se redressant. Ses yeux affûtés se tournèrent vers la forêt. Cette dernière ne l'inspirait pas plus que de raison, mais il remarqua aussi qu'aucune destination n’attisait son envie.

"La forêt serait certes un abri au vent et à la pluie, mais c'est aussi en général un lieu où pullulent les animaux sauvages. La plaine et la montagne auraient le bon goût de nous laisser une vue dégagée au cas où un prédateur nous approcherait. Mais le problème inverse nous serait posé si nous devions chasser. Et pour ce qui est de trouver une ville ou un village, je doute que cela nous arrive au milieu des bois."

Il se tourna alors vers la jeune fille en souriant, bras croisés, et fit un mouvement de tête désintéressé.

"Mais ce n'est que mon point de vue." ajouta-t-il d'un ton amusé.

Le ventre d'Echo se manifesta sourdement alors que Risu se penchait en avant pour fouiller les hautes herbes. Lorsqu'il se redressa, ce fut armé d'un bâton robuste que le vent avait du porter jusqu'ici depuis la grande mer végétale. Il frappa l'objet dans sa main pour en éprouver la solidité, et fit quelques mouvements de tranchant et d'estoc. L'étonnement se lut sur son visage alors qu'il se découvrait une familiarité déconcertante avec ces gestes. Son corps avait réagi tout seul lorsqu'il avait aperçu la branche traînant sur le sol. Il était peut-être amnésique, mais ses membres ne l'étaient pas du tout quant à eux. Le maniement de ce bout de bois semblait gravé dans ses muscles, comme s'il l'avait manié toute une vie durant.
Observant le branchage, intrigué, le garçon devina qu'il ne devait pas avoir très fière allure à danser ainsi à demi nu avec un bâton, aussi rigola-t-il simplement de lui-même tout en appuyant sa nouvelle arme sur son épaule. Dango s'était encore rapproché, plus intéressé que jamais lorsque l'humain s'était mis à battre l'air de gestes précis. Il fixait à présent le bout de bois avec un intérêt certain.

"Bon ! Pour l'heure, je pense que la priorité est de nous nourrir, n'est-ce pas ?" il accorda à Echo un regard entendu. "Dites, vous ne croyez pas que cette petite bestiole, avec son groin, pourrait nous trouver quelque chose de comestible à avaler ?"

Ce disant, le jeune homme désigna la boule de poils qui suivait sa compagne puis attendit sa décision. Depuis plusieurs minutes il ne faisait qu'annoncer des faits et des suppositions, mais à aucun moment il n'avait fait mine de vouloir prendre une décision. À vrai dire, il n'en avait aucune envie, comme s'il refusait tout bonnement d'avoir jamais affaire à quelques conséquences.
Battant le rythme de son bâton sur son épaule, sa main libre à nouveau postée sur sa hanche, le garçon attendait simplement que la demoiselle lui indique la marche à suivre.
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Pokémons sauvages
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Lun 4 Avr - 22:48




Soudainement, vous entendez des bruits, venus tout droit de la forêt. Vous ne savez pas de quoi il s'agit mais il est certain que des grognements sont audibles et que les hautes herbes, autour de vous, s'agitent avec férocité et... On dirait que ça se rapproche !

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Echo
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Jeu 7 Avr - 2:51

Bienvenue chez nous

Le nom résonne encore sous son crâne. Echo. La consonance, la simplicité de cette poignée de lettres l’aura charmée assez pour qu’elle en fasse son surnom, un premier pas dans une nouvelle vie semblable à une renaissance. Elle esquisse, oui, un premier geste dans la construction d’une identité à bâtir tout entière et qui chancelle déjà sous le poids de ses émotions confuses et hésitantes. Même si le nom lui plaît, déjà elle le regrette dans la frénésie de l’adolescence, déjà elle en vient à espérer que la mémoire lui reprendra rapidement afin que son monde refasse du sens, qu’on lui apporte réponses et repères autre que ce drôle de bonhomme nommé Risu et sa créature difforme, autre qu’une boule de poils qui semble encore espérer quelque chose d’elle. La jeune fille réprime un énième soupir en jetant son regard fatigué dans l’immensité qui les entoure. Quel chemin prendre? La jeune fille se refuse à l’idée même d’y réfléchir, l’immobilité lui semblant pour le moment une solution alléchante si ce n’est de son estomac qui gronde déjà d’impatience et de mauvaise foi. La brune n’écoute qu’à moitié les réflexions de son aîné, son regard perdu dans l’horizon, son cœur déchiré quant à la direction à prendre. Quelque part, l’idée qu’on puisse la rechercher la hante toujours. Ce sentiment enfle en elle, la rendant vulnérable et lunatique là où son compagnon, lui, incarne le calme. Echo soupire. Effectivement, il n’existe aucune solution toute indiquée à l’équation complexe devant laquelle ils se trouvent. Heureusement, la jeune fille connaît parfaitement les mathématiques.

«Prédateurs? Nous n’en avons vu aucun, je ne vois pas pourquoi nous devrions nous en inquiéter. Jusqu’à présent tout ce que nous avons vu vivre par ici ce sont ces étranges choses qui nous accompagnent.»

Echo ne possède aucune preuve de ce qu’elle avance. Sans avoir vu quelque chose, elle ne peut affirmer sans ciller qu’aucun danger ne les guette. Elle ignore encore à quel point cette terre sur laquelle elle a atterrit est hostile et pleine de menaces silencieuses et pernicieuses. Probablement qu’elle préfère y croire, que leur chemin pourrait se dérouler sans le moindre obstacle autre que cette perte de mémoire qu’elle semble encore penser temporaire. Déni. La jeune fille s’obstine dans une vision idéalisée qui se verra rapidement remise en question par les événements ponctuant son aventure. La brutalité de son réveil, l’humidité de ses vêtements et le froid mordant sa peau, la migraine et la faim; autant d’éléments qui viennent brouiller son jeune jugement et attisant son arrogance ainsi que son impatience face à l’étranger qui l’accompagne. Visiblement, Risu semble s’amuser de la situation bien plus que sa cadette qui s’en horrifie toujours autant. La décontraction de son compagnon de voyage irrite quelque peu la brunette, d’autant plus que ce dernier s’adresse à elle sans la conviction d’un leader, ce à quoi elle aurait pu s’attendre compte tenu de leur différence d’âge. Echo se sent limitée. Bien qu’elle n’aurait jamais accepté de recevoir des ordres ou de se plier à la volonté de son aîné, une part d’elle-même doute de ses capacités à prendre des décisions éclairées à cet instant où elle reconnaît seule la puissance de sa mauvaise foi.

L’adolescente surveille les gestes de l’officier alors qu’il mesure un bâton dans sa paume, avant d’esquisser des gestes qui lui sont parfaitement naturels et bien orchestrés. Un sourire, un premier, se dresse sur le visage jaloux de la jeune fille alors qu’elle admire le travail impeccable de Risu, son habileté impressionnante à manier son arme. De toute évidence, il l’a déjà fait dans un passé qui semble s’effacer dans un océan de brume. On dit que les réflexes ne se perdent jamais et Echo espère posséder elle aussi quelque talent qui pourrait leur être utile. La démonstration d’adresse de son compagnon l’apaise un peu, a au moins le mérite de détourner ses pensées confuses vers une réflexion tout à fait rationnelle. Advenant qu’ils se retrouvent en danger, le jeune homme saura les défendre. Elle ne pourrait en dire autant. Même sans tenter le coup, elle se sait incapable de reproduire les figures improvisées par le policier. Tant pis. Si elle doit être le cerveau et lui le muscle, soit. Echo, dans une tentative de mieux comprendre ce qui lui arrive, choisit de catégoriser. Elle se relève pour récupérer ses vêtements et les jeter dans sa besace de façon désordonnée à la suggestion de l’aîné.

«Ça me paraît comme une très bonne idée. Puis je réfléchis mieux le ventre plein! Voyons voir… Marco, tu crois que tu pourrais nous trouver à manger?»

À vrai dire, l’adolescente ignore même si la créature comprend un traitre mot prononcé. Néanmoins vu la façon dont la créature porcine tourne sur elle-même pour humer l’air, elle prend espoir. Un nouveau sourire étire ses lèvres, rajeunissant ses traits sévères jusqu’à présent. Elle se retourne vers Risu, comme pour y quêter une forme d’approbation ou de reconnaissance, quand elle remarque que Marco s’est figé, probablement sur la trace d’une odeur alléchante. Echo s’apprête à le questionner quand un frisson inquiet secoue le Marcacrin. Au même moment, des grondements retentissent, en provenance du nord. L’adolescence recule d’un pas en voyant les herbes s’agiter autour d’eux.

«Okay. Risu, tu sais ce que j’ai dit sur les prédateurs tout à l’heure?»

Le bruit se rapproche dangereusement, et si la curiosité pousse Echo à suivre la progression du ou des êtres se dirigeant vers eux, l’instinct l’emporte. Son bras s’agrippe à celui de Risu avec fermeté.

«C’était de la foutaise. COURS!»
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Risu
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Mar 19 Avr - 19:25

Bienvenue chez nous

Echo & ---
Tandis qu'Echo se penchait sur la petite créature qui l'accompagnait, en quête de nourriture, Risu sentit quelque chose lui tapoter l'épaule. Interloqué, le jeune homme se tourna vers Dango qui, maintenant qu'il avait attiré son attention, prenait une position étrange face à lui. L'une de ses jambes griffues en arrière, ses doigts serrés sur des poings qu'il tenait devant lui, pas trop haut, l'un devant son torse, l'autre protégeant ses (supposées) côtes. Une posture de combat, à n'en pas douter.
L'agent à demi-nu eut un rire incrédule. Alors comme ça, Dango était doté du sang d'un guerrier ?

"D'accord, si ça t'amuse..." ricana le garçon en haussant les épaules nonchalamment avant de tendre fermement son arme improvisée devant lui. "Mais fais tout de même attention à ma sacoche, on est d'accord ?"

Et sans attendre de réponse - que l'être sans bouche ne lui aurait pas donnée de tout façon - Risu laissa son corps agir instinctivement. Un éclat de chaleur sembla parcourir son corps à une vitesse stupéfiante, et son bout de bois fendit l'air avant même que le garçon ne comprenne qu'il venait d'attaquer. L'arme fondit sur Dango... et explosa littéralement sur son avant-bras replié.

La déception fut grande.
Le supposé policier observa, dépité et un brin morose, les éclats de bois parsemés à ses pieds. Seul un morceau d'écorce sèche à peine assez large pour servir de cale lui était restée en main. Dango paraissait tout aussi désappointé et avait laissé ses bras retomber le long de son corps en observant, comme son compagnon, les restes du bâton qui frémissaient sous la brise au milieu des hautes herbes.

C'est à ce moment qu'un nouveau grognement retentit. Songeant que le ventre de la demoiselle qui l'accompagnait commençait à se montrer légèrement indécent, Risu releva les yeux vers elle. Mais Echo s'était soudainement approchée à grandes enjambées et referma ses doigts sur le bras de Risu avec empressement.

"Okay. Risu, tu sais ce que j’ai dit sur les prédateurs tout à l’heure ?" lança-t-elle à toute vitesse. "C’était de la foutaise. COURS !"

Avant même que le jeune homme ait pu lui demander ce qui se passait, Echo l'avait entraîné à sa suite, ignorant les cris du garçon qui n'avait pas eu le temps d'attraper ses vêtements au passage. Heureusement, Dango, plus rapide que les deux humains, bondit sur le costume qu'il agrippa à la hâte avant de venir les rattraper. Risu aperçut alors les mouvements inquiétants qui traversaient les herbes hautes pour se diriger droit sur eux. Les grondements sourds qu'il avait entendu provenaient bien de là. Reprenant son sang-froid, le garçon parvint enfin à prendre de rythme de sa compagne pour courir à ses côtés, lançant parfois un regard en arrière pour surveiller la chose qui les poursuivaient. Elle était venue de la forêt, et les poussait à présent à se diriger droit vers les monts imposants qui se dressaient face à eux.

"Ne perdez pas le rythme" conseilla-t-il à Echo, conscient que ses paroles étaient bien vaines. "Je ne sais pas ce que c'est, ni s'ils sont plusieurs, mais si c'est le cas, il ne faut surtout pas qu'ils nous encerclent."

Le jeune homme avait perdu toute trace de son sourire. La situation lui semblait un peu moins cocasse à présent, il se sentait même un brin soucieux et embêté par les échardes qui griffaient ses pieds nus. Mais le sentiment qui lui paraissait le plus fort en cet instant était la contrariété. Oui, il se sentait tout à fait contrarié de ne plus se sentir à son aise. La simple idée de ne plus savoir où ils allaient, ni ce qu'ils devaient faire à présent était fort désagréable.
Fronçant les sourcils, Risu calqua son pas sur celui d'Echo pour être sûr de ne pas dépasser la jeune fille. Il était sans aucun doute plus sportif que la demoiselle, mais il ne devait sous aucun prétexte la dépasser. Tout d'abord, parce qu'il était celui des deux qui aurait le plus de chance de s'en sortir si une créature les attaquait dans le dos, et ensuite, parce qu'il lui semblait effrayant de prendre la tête du groupe. Il était tout à fait persuadé de perdre tous ses moyens s'il franchissait la limite qui le séparait de la tête de file. Il ne saurait plus où aller ni que faire. C'est pourquoi le jeune homme préférait garder un très léger retard sur la jeune fille et suivre son mouvement.

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Echo
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Jeu 21 Avr - 0:25

Bienvenue chez nous

Sans le moindre repère, Echo abandonne à sa suite les quelques pièces de son assurance encore entretenus depuis son réveil brutal, humide et froid. En d’autres circonstances, peut-être aurait-elle préféré l’affrontement, la découverte de ces-dites créatures lancées à leur poursuite, dont ils ne connaissent rien de leurs intentions plus que quelques grondements perdus dans les hautes herbes. La jeune fille à l’esprit rationnel, calculateur, tourné vers la science, l’expérimentation et la connaissance se serait permis en des circonstances différentes de scruter l’approche de ceux qu’ils ont assumé prédateurs, peut-être même de gribouiller quelques écrits afin de ne rien oublier du comportement et de l’allure de ces animaux encore inconnus. Mais ici, dans un monde où l’adolescente ne possède rien pour évaluer et construire son jugement, elle doit se fier aux ordres de son instinct qui en cet instant l’a poussée à fuir. Dans ses bras, Marco couine de terreur, ce qui ne va pas en améliorant la panique sourde qui s’est installée en elle. La crainte instinctive de cette menace sans visage lui offre l’énergie nécessaire pour se propulser aux devants avec une vélocité facilitée par ses longues jambes robustes aussi maigres soient-elles. Echo fuse vers l’avant sans se soucier de sa destination, s’assurant simplement de la progression de Risu qu’elle ne voudrait pas perdre sitôt, malgré l’irritation qu’il provoque nécessairement chez elle. Après tout il est le seul être humain qu’elle connaît jusqu’à présent, là où la mémoire lui fait défaut.

Bientôt, néanmoins, l’extase de la course remplace progressivement la peur. Ses pas s’allongent, s’organisent, son souffle se régularise au rythme de sa démarche qu’elle ralentit un peu afin de maintenir la cadence, sans toutefois retarder le groupe. Echo flotte, retrouve un sentiment qu’elle a perdu, un plaisir incommensurable empreint de simplicité, celui de courir. Là où Risu s’est cru supérieur, il se trompe à moitié. Il a certainement l’âge et probablement l’entraînement de son côté, mais la jeune fille à ses côtés se voit capable d’une étonnante endurance qui ne peut qu’avoir été acquise que par la répétition du geste et de l’exercice. Son cœur bat à tout rompre après de longues minutes de course, mais sans la chauffer ou la meurtrir. Elle accueille la fatigue à bras ouverts, cherchant à repérer leurs poursuivants dans l’étendue sauvage derrière elle. Dans sa confusion, elle s’est dirigée vers l’est, vers l’astre du jour qui l’aveugle à moitié. Où se diriger à présent? Elle est loin de se douter que son compagnon de voyage l’a désignée comme la leader, lui offrant le premier rang de leur course afin de s’éviter cette décision. Echo prend tout naturellement cette responsabilité, en sachant peut-être déjà que le policier la suivra.

C’est presque par hasard qu’une éclaircie fend les hautes herbes qui ralentissaient leur progression. La brunette s’y jette avec soulagement espérant trouver dans cette route un peu moins touffue de quoi devancer leurs poursuivants. Elle passe tout près de trébucher lorsque ses pieds rencontrent l’eau d’un fin ruisseau se faufilant entre les herbes. Echo attrape à nouveau Risu par le bras, le visage barré d’un immense sourire.

«De l’eau! Peut-être qu’avec de la chance, ce ruisseau devient une rivière, et on pourra en profiter pour semer ces… choses.»

Echo, dans la frénésie de la course, en a pratiquement oublié l’urgence et le danger pesant sur elle quelques minutes plus tôt à peine. Ses pas la mènent le long du ruisseau, dans l’espérance de le voir s’élargir, s’enfler, couvrir leur odeur dans ses flots afin qu’enfin ils puissent se reposer. La fatigue rattrape la jeune fille, et c’est un visage couvert de sueur et rouge de l’effort qu’elle tourne vers le jeune homme.

«T-tu c-crois qu’on- les a semés?»
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Ausrae
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Jeu 21 Avr - 13:33



Alors que vous vous remettez tant bien que mal de votre course poursuite, vous distinguez une silhouette étendue dans l'herbe non loin de vous. Sur son torse est assise une étrange créature qui semble dévisager l'être humain d'un œil particulièrement critique. De sa petite voix aiguë elle l'encourage à sortir des bras de Morphée. Shampoing ouvre alors doucement les yeux.

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Shampoing
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Jeu 21 Avr - 19:09


Les premiers pas



Il n'y avait que le vide. La mémoire de l'homme était aussi vide qu'un frigo après une soirée étudiante. Tout ce qu'il avait l'impression de ressentir dans sa caboche était une douleur persistante, comme si  son cœur voulait le faire souffrir à chaque battements. Pourtant, il décida d'ignorer cette douleur, il avait pris l'habitude des maux de tête.
Mais d'où vient cette habitude ? Il n'en avait aucune idée.
Une petit voix aigue semblait lui ordonner de se réveiller. Il n'avait aucun souvenir de cette voix, mais peut-être qu'en ouvrant les yeux, la mémoire lui reviendrait. Péniblement, il ouvrit les paupières, la lumière du jour l'éblouit un court instant avant qu'il puisse observer l'étrange créature qui l'observait en retour, bien installée sur son torse. Même s'il était amnésique, il se souvenait de ce qu'était un chien, un chat, un poisson ou un oiseau. Mais il avait devant lui un œuf de Pâques avec des pieds, des mains et une tête hérissée. Et le pire, c'est que cet œuf produisait des bruits étranges et semblait le fusiller du regard d'un œil critique, l'air de dire: " Je me suis réveillé avant toi et je ne peux le tolérer ". L'homme gratta sa tête chauve, se frotta les yeux sous ses lunettes et regarda autour de lui.
Il était allongé dans l'herbe près d'un ruisseau, la créature qui poussait des cris étranges ne semblait pas décidée à bouger de sa poitrine. Il grogna, car il venait de remarquer que ses vêtements étaient pleins de terres, et il n'aimait pas ça. Etait-il maniaque ? Cette amnésie commençait à lui taper sur le système. A côté de son pied droit, un sac. Il ne semblait pas bien rempli, et alors qu'il se relevait en position assise pour l'attraper, il remarqua un couple un peu étrange, avec eux deux créatures aussi bizarres que son œuf de Pâques. D'abord, il y avait une fille - pas encore une femme - brune qui ne devait pas dépasser les 170 centimètres. Dans ses mains, un espèce de cochon bien poilu. L'autre personne était un homme, plus proche de son âge mais il devait y avoir quand même au moins une dizaine d'années d'écart entre lui et le jeune homme. A ses côtés se trouvait une espèce d'homme sans tête qui le faisait un peu flipper.
Couplez cet évènement avec son amnésie et vous avez un énorme sentiment d'être complétement perdu. Le chauve se mit debout - attrapant au passage son œuf étrange comme il attraperait un ballon de basket, le calant sur sa hanche - et regarda les deux personnes avec plus d'intensité, espérant qu'ils étaient de sa famille et qu'ils pourraient lui expliquer qui il était et ce qu'il fichait là, et aussi c'était quoi cet œuf qui criait des " Pi-Pi-Pi" à tue-tête et qui se prenait pour un prince. C'est alors qu'il fut choqué: Le couple était essoufflé et en sous-vêtements. Alors, malgré le fait qu'il était complétement paumé, ce fut ce tableau qui fut la goutte d'eau qui déborda le vase.

    - Je peux savoir ce que vous faisiez dans cette tenue avec une adolescente, jeune homme ? demanda-t-il, furibond, en pointant le doigt vers la jeune fille tout en transperçant du regard le brun, je vous dérange peut-être ?


Sous son bras, la créature piaillait inlassablement, vrillant ses tympans et n'aidant absolument pas à tempérer son humeur. Ses poings se serrèrent, le rouge de la fureur lui monta aux joues, attendant une réponse et prêt à fracasser le nez du jeune homme si sa réponse ne lui convenait pas. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait qu'il savait très bien donner des coups avec ses poings.
Comme son œuf de Pâques n'arrêtait pas de gigoter et d'être pénible, il l'attrapa de ses deux mains, plongea son regard dans le sien et lui dit d'un ton menaçant:

  - Ecoute-moi l'affreux, je ne sais pas où je suis, je suis sale, j'ai une migraine, j'ai sur les bras un œuf qui braille et un couple en sous-vêtements, j'ai des courbatures parce que j'ai dormi par terre, tout ce que j'ai c'est un sac avec - il le ramassa, jeta un coup d'œil dedans, puis continua -  une bouteille de shampoing et un vieux rasoir, j'ai l'estomac dans le talon et le pire de tout, c'est que je ne me souviens même pas de mon prénom, alors EXCUSE-MOI SI JE N'AI PAS DE PATIENCE, MAIS SI TU NE FERMES PAS TON CLAPET, JE TE PROMET UN COUP DE PIED QUI T'ENVERRA EN ORBITE C'EST COMPRIS ?

La créature le regarda, et alors que le chauve s'attendait à ce qu'elle fonde en larme, celle-ci détourna la tête et fit une moue dédaigneuse. Mais elle cessa de se plaindre et ne dit qu'un seul mot: " Togepi ". Le barbu ne savait pas ce que ça voulait dire, mais le ton laissait deviné que "Togepi" approuvait. Ce problème écarté provisoirement, il ramena son attention sur le couple qui le regardait avec des yeux écarquillés. En même temps, il avaient sous les yeux un vieux barbu chauve, furibond, qui venait de crier sur un œuf et qui était tellement en colère qu'une veine battait sur sa tempe. Peut-être était-il tout simplement devenu fou ?



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Risu
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Lun 25 Avr - 11:21

Bienvenue chez nous

Echo & ---
De toute évidence, Risu s'était trompé sur l'état physique de la jeune fille qui l'accompagnait. Echo avait beau présenter l'apparence d'une demoiselle guère plus âgée qu'un lycéenne, il fallait admettre qu'elle avait un talent certain pour la course. Peut-être était-elle particulièrement douée dans les matières sportives ? Quoi qu'il en soit, et comme l'avait espéré le supposé gardien de l'ordre, sa compagne prit l'initiative du chemin à suivre. Bondissant entre les herbes, elle s'élança vers une percée pour praticable qui les mena rapidement le long d'un ruisseau.
À cet instant, Echo agrippa le bras du jeune homme qui la suivait tout en continuant sa course de manière plus mesurée. Risu lui répondit d'une sourire amusé, légèrement déstabilisé par l'entrain déplacé de sa compagne dans ce contexte de fuite. La poigne de la jeune fille était elle aussi étonnamment robuste, et il l'écouta avec une certaine fascination. En l'entendant supposer sur la possibilité d'échapper à leurs poursuivants grâce à la rivière, le garçon ne regretta pas de lui avoir laissé les rênes. Il se contenta d'acquiescer et continua de la suivre tout en surveillant que Dango était toujours bien à ses côtés. L'étrange créature était bien là, courant sur ses pas, fidèle au poste.

Echo finit par ralentir l'allure, essoufflée, et se tourner vers lui pour lui demander s'il imaginait qu'ils avaient pu semer la menace. Alors que Risu allait répondre, entre deux inspirations appuyées, le jeune homme s'interrompit en apercevant non loin d'eux la silhouette d'un homme de grande taille se redresser près du cours d'eau.

"Je n'entends plus nos poursuivants..." ahana le garçon toujours essoufflé. "Mais je pense... que ceci devrait vous intéresser."

Ce disant, il pointa de sa main libre l'homme qui les observait avec incrédulité et commença à s'approcher, le bras d'Echo toujours accroché au sien. L'étranger braqua alors sur eux un regard de fauve furibond, pointant un doigt accusateur sur Echo tout en dévisageant méchamment Risu.

"Je peux savoir ce que vous faisiez dans cette tenue avec une adolescente, jeune homme ?" gronda l'homme avant d'ajouter : "je vous dérange peut-être ?"

Le garçon ne put s'empêcher de partir d'un rire franc en se souvenant de la tenue dans laquelle Echo et lui était toujours. D'un geste vif, il vérifia que sa casquette était toujours sur sa tête et la replaça adroitement.

"N'ayez crainte, nous ne faisions que courir pour échapper à un prédateur inconnu, rien de tellement gênant."

Mais alors qu'il allait continuer, l'étranger partit soudain dans une rage folle, attrapa l'espèce d’œuf d'autruche qu'il avait calé sous son bras et se mit à déverser sa rage sur la pauvre chose. C'est à cet instant seulement que Risu remarqua que la coquille semblait renfermer une créature vivante. Il jeta un coup d’œil à Dango - qui haussa à nouveau les épaules pour toute réponse - puis vers Echo avec qui il échangea un regard équivoque ; si cet homme n'était pas fou, il semblait pour le moins dangereux.

Lorsque sa crise de colère parut s'interrompre, Risu tapota l'épaule de la jeune fille pour lui indiquer de ne pas s'inquiéter, et se tourna vers l'inconnu avec un large sourire.

"Je vois que vous vous trouvez dans la même situation que nous. Echo et moi nous sommes réveillés il y a moins d'une heure, au milieu de la plaine, sans aucun souvenirs. Tout ce que je peux vous assurer pour l'instant c'est que nous n'avons aucunes intentions belliqueuses, et que nous cherchons simplement un moyen d'aller de l'avant."

Les poings visés sur les hanches, le jeune homme semblait sûr de lui et tout à fait détendu dans sa tenue légère, au milieu de cet environnement hostile.

"Au fait, vous pouvez m'appeler Risu. Et voici Dango, et Marco." ajouta-t-il en désignant tour à tour son compagnon et le petit marcassin qui se lovait dans les bras d'Echo.

Dango avait suivi la scène sans un mot, comme à son habitude, mais son attention semblait moins accaparée par l'homme que par ce qui se passait autour. Il profita de cette pause pour rendre ses vêtements à Risu - qui le remercia d'un hochement de tête en les prenant sous son bras - et se tourner vers les hautes herbes d'où ils venaient pour surveiller l'arrivée éventuelle d'un ennemi.
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Echo
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Mar 26 Avr - 0:43

Bienvenue chez nous

Echo se tient sous le soleil de la plaine, les mains profondément enfoncées dans ses genoux tremblants de fatigue, y laissant des marques rouges. Ses poumons semblent rétrécis dans sa cage thoracique, l’air ni entre qu’au prix d’efforts soutenus de la part de leur propriétaire de maintenir un rythme respiratoire à peu près convenable. Là où l’entraînement lui a permis de soutenir la frénésie de la course sur une distance impressionnante, l’habitude a tôt fait de rétablir chez elle un état à peu près correct. Sa respiration se stabilise alors qu’un mouvement dans les hautes herbes attire son attention. Un frisson de panique la surprend en voyant une silhouette se redresser, croyant précipitamment qu’il pourrait s’agir de l’un de ces prédateurs sans visage s’étant lancé à leur poursuite. Néanmoins elle a tôt fait de se calmer en reconnaissant dans les gestes de la créature lointaine une humanité telle qu’elle ne doute plus un seul instant qu’il s’agit d’un autre inconnu, d’un autre étranger offert à la lande comme une offrande infidèle. Par mesure de sécurité plus que par pudeur, Echo se place derrière le policier que rien n’ébranle, pas même le ton bourru, voire agressif, sur lequel l’homme tout juste éveillé s’adresse à eux. Ses mains n’osent plus se détacher de Risu alors qu’ils se rapprochent prudemment. Lentement, la silhouette se précise. La jeune fille perçoit un homme de carrure impressionnante, au crâne chauve exposé au soleil et aux traits sévères. Une moue méfiante passe aussitôt sur le visage de la brunette. Elle qui encore doit composer avec la présence de l’officier, répugne l’idée d’un nouveau compagnon de voyage.

Néanmoins quelque chose chez leur interlocuteur la rebute autant que la fascine. Le chauve a quelque chose de directif, de bouillonnant et d’expressif, des caractéristiques qui viennent contredire tout ce qu’elle représente tout en lui offrant une sorte de cadre rassurant. L’inconnu, dès leur premier contact, prend sa défense. Même si ici, l’étranger a tort d’accuser Risu d’un crime non commis. Ce dernier s’empresse d’ailleurs de se défendre avec ce même calme doucereux témoigné depuis le tout début. Après un tel discours paisible, l’embardée soudaine du nouvel arrivant fait sursauter la brunette. Elle n’ose pas intervenir devant la brutalité témoignée envers la créature juchée sur sa poitrine, une sorte d’œuf surmonté d’une tête à crête et de quatre pattes. Avec une indifférence nonchalante, elle se penche vers le ruisseau pour y enfoncer les mains, suivant la discussion de Risu et de l’autre homme d’une oreille distraite. Ses lèvres viennent y cueillir l’eau fraîche, froide même, qui lui glace les doigts. Echo profite du ruisseau pour rafraîchir son cou et ses épaules, après quoi elle remet avec une moue dégoûtée son débardeur humide, sa veste et son vieux jeans troué. L’air frais de l’automne lui tire quelques frissons désagréables.

«’Sup. Bon, je pense qu’on a assez discuté, je suggère qu’on se remette en route après qu’on se soit tous désaltérés. Si on suit ce ruisseau… peut-être qu’on pourrait trouver une rivière, et qui dit cours d’eau dit ville!»

Echo pointe vers l’est, là où serpente le petit ruisseau. Suivre l’eau aura au moins le mérite de leur offrir la possibilité de boire à tout moment, en dépit de se mettre quelque chose sous la dent. Marco saute de ses bras comme pour mettre à exécution son plan, plongeant goulûment sa petite gueule dans le filet d’eau qui serpente entre les herbes sur son lit de cailloux.

«Désolé, m’sieur, mais avec les prédateurs qui courent dans le coin, je préfère ne pas trop m’attarder ici. Enfin, tu fais ce que tu veux hein, moi je continue. Tu viens Marco?»

Sans plus porter attention à l’inconnu, Echo s’avance dans la végétation dorée l’entourant, son partenaire déjà fidèle sur les talons.
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Shampoing
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Mar 26 Avr - 18:45


Le long du ruisseau



Après avoir été à deux doigts de perdre son sang-froid et faire des conclusions hâtives, Shampoing a été rassuré par les mots de l'Homme qui disait s'appeler Risu. Enfin, plus par son calme, son rire franc et la réaction des deux jeunes gens en sa présence que par les mots. S'ils avaient vraiment été en train de faire quelque chose de peu recommandable, ils aurait trouvé une autre excuse que "poursuivis par des animaux sauvages".
En parlant d'animaux sauvages, il se demandait où il était bien tombé. Ils étaient visiblement loin de toute civilisation, et des bêtes sauvages les pourchassaient ( du moins c'est ce qu' affirmaient Risu et Echo ).
Ce qui l'inquiétait le plus, c'était la deuxième partie de la conversation avec le jeune homme à la casquette:

- Je vois que vous vous trouvez dans la même situation que nous. Echo et moi nous sommes réveillés il y a moins d'une heure, au milieu de la plaine, sans aucun souvenirs. Tout ce que je peux vous assurer pour l'instant c'est que nous n'avons aucunes intentions belliqueuses, et que nous cherchons simplement un moyen d'aller de l'avant.

Alors comme ça, ils étaient trois humains, coincés au milieu d'un monde sauvage sans souvenirs. Même les séries B trouvaient des meilleurs scenarii dans la saison 9 de leur aventures. Peut-être avaient-ils été drogués avec une sorte de super-concentré de GHB, puis déplacés dans un espèce de safari mortel ? Un frisson parcouru le corps du chauve sans nom.
Mais dans ce cas là, qu'elles sont ces trois créatures qui leurs ont été confiés ? Le barbu ne le sait pas, mais une chose est sûr, ils sont la clé de l'énigme. Alors, même si la créature en sa possession est pénible, il devrait probablement la garder avec lui, comme les deux jeunes gens gardent la leur.
Portant sa créature à hauteur d'œil, il l'observa pendant un long moment.

- Tu es aussi important que pénible j'ai l'impression... murmura-t-il à sa créature.

Celle-ci eut une grimace partagée: d'un côté elle était contente qu'on reconnaisse son importance, d'un autre elle appréciait guère qu'on la traite de pénible. Alors, l'amnésique eut son premier sourire depuis son réveil. Il devait admettre que malgré le fait qu'il soit désagréable, son œuf de Pâques était tout de même assez mignon.

- Un vrai petit prince, hein ? dit-il à Togepi, qui fut ravi du compliment cette-fois là, très bien, se sera ton nom, " Prince ".

Il retourna son attention sur la gamine et le gaillard à la casquette. Ils l'avaient rassuré et un peu calmé, même s'ils étaient toujours en sous-vêtements, et d'ailleurs, ils n'avaient pas expliqués pourquoi. Au moment où il s'apprêtait à formuler la question, Echo sortit ses vêtements de son sac et les enfila tout en grimaçant. Ils étaient humides, voilà qui expliquait les sous-vêtements.
La jeune fille prit alors la parole après avoir bu une gorgé d'eau:

- ’Sup. Bon, je pense qu’on a assez discuté, je suggère qu’on se remette en route après qu’on se soit tous désaltérés. Si on suit ce ruisseau… peut-être qu’on pourrait trouver une rivière, et qui dit cours d’eau dit ville!

Elle pointa la direction de l'eau, puis elle se mit en route tout en déclarant:

- Désolé, m’sieur, mais avec les prédateurs qui courent dans le coin, je préfère ne pas trop m’attarder ici. Enfin, tu fais ce que tu veux hein, moi je continue. Tu viens Marco?

Sans se retourner pour vérifier si les deux hommes la suivait, elle suivit le cours d'eau. Bien qu'il aurait aimé discuter un peu plus, il décida de suivre la gamine. Au passage, il attrapa Prince et le mit dans son sac, lui laissant juste la tête dehors pour respire. Prince sembla apprécier de ne pas avoir à se fatiguer les pattes.
Avant de rejoindre Echo, il lança un regard à Risu et lui dit: "Désolé de t'avoir accusé d'avoir abusé d'une adolescente ". Faisant un signe de la tête vers l'adolescente en question, il continua: " je ne voudrais pas laisser la pauvre gamine toute seule elle a pas l'air aussi costaud que nous deux" . Puis, avec un soupir, il finit par avouer: " Enfin bon,  je ne comprend rien à toute cette histoire mais je vais suivre le mouvement jusqu'à ce que les choses se clarifient".
Sur ces mots, il tourna les talons et se dépêcha de rejoindre la jeune fille, marchant juste à côté d'elle. Lorsque leurs regards se croisèrent, il lui demanda:

- Echo, c'est ça ? Vous dites que vous avez des trous de mémoire comme moi, pourtant vous avez des noms, Risu et toi. Comment vous avez décidés de vos surnoms ?

Après tout, ils risquaient de voyager ensemble un bon bout de temps, alors mieux fallait qu'ils trouvent un moyen de l'appeler autrement que par " Hey ! " ou " Toi là-bas ! ".





       



 



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Risu
MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Ven 6 Mai - 9:29

Bienvenue chez nous

Echo & ---
Risu était prêt à dire amen à toutes les paroles d'Echo. Tandis que la jeune fille se désaltérait et que Dango faisait le guet, le supposé policier enfila à la hâte ses vêtement encore légèrement humide. La sensation n'était vraiment pas agréable, mais il faudrait s'y faire.
Echo, fringante, ne tarda pas à se redresser pour commencer à suivre la rivière. Le jeune homme alla se pencher alors à son tour pour boire quelques gorgées d'eau fraîche bienvenue, et se rinça le visage. À cet instant, le géant inconnu l'apostropha.

"Désolé de t'avoir accusé d'avoir abusé d'une adolescente" s'excusa-t-il avant de désigner la dite adolescente d'un mouvement de tête. ".e ne voudrais pas laisser la pauvre gamine toute seule elle a pas l'air aussi costaud que nous deux. Enfin bon,  je ne comprend rien à toute cette histoire mais je vais suivre le mouvement jusqu'à ce que les choses se clarifient."

Risu hocha la tête et rit doucement tout en se redressant pour le suivre.

"Moi je crois qu'elle est plus costaud qu'elle n'y parait" remarqua le jeune homme en s'essuyant les mains sur son pantalon.

L'étranger s'éloigna alors, et Risu resta en arrière pour profiter des reflets chaotiques du courant afin de tenter d'observer son visage. Malgré les remous, il finit par parvenir à se faire une bonne idée de son allure. Il était plutôt beau garçon - du moins, c'est ce qui lui semblait - et même s'il n'était pas bien grand, ses yeux pâles lui donnaient une certaine prestance. Un physique plutôt agréable, et qui lui plaisait, tout en le confortant dans l'idée qu'il n'avait aucune raison de ne pas avoir confiance en lui.
Avant de partir sur les pas des deux autres, Risu remarqua que Dango venait de se relever près de la rivière à son tour. Avec des yeux ronds, le jeune homme se flagella intérieurement de n'avoir pas pensé à le regarder boire. Cette créature avait donc une bouche ? Mais où était-elle donc cachée ? Décidément, cet être était bien mystérieux...
Le policier accompagna cette remarque silencieuse d'un nouveau rire incrédule, et donna une tape sur l'épaule de son compagnon qui l'avait rejoint. Puis, tout deux suivirent le groupe.

Les deux compères arrivèrent au niveau de leurs partenaires lorsque le géant posa une question à Echo. Visiblement, il n'avait pas vraiment d'idée quant au surnom qu'il pourrait porter. Risu laissa le soin à la jeune fille de lui expliquer comment il s'y étaient pris ou de lui donner des idées. Pensif, il se contenta d'observer droit devant lui, fixant l'endroit où la rivière disparaissait entre les herbes bien plus loin.
Cette situation était tout de même bien étrange. Réellement étrange. Bizarrement, le danger ne semblait pas l'effrayer, et le jeune homme était lui-même surpris de la façon dont il prenait les choses. Quel genre de personne était-il donc ? Et est-ce que cela l'inquiétait vraiment ? À vrai dire, le garçon se sentait plutôt à l'aise dans cette situation critique, comme s'il était habitué à vivre sur le fil du rasoir. Peut-être venait-il d'un pays pauvre ? En guerre ?
Il avait beau chercher, pousser le raisonnement dans tous les sens, rien n'y faisait ; sa mémoire ne lui manquait pas, et il ne parvenait pas à s'en inquiéter.
matinée - soleil

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Mer 11 Mai - 1:23

Bienvenue chez nous

Le soleil glisse contre elle, tentative diffuse de réchauffer son corps humide, son corps lourd et fatigué d’une course ayant laissé ses membres tremblants et son esprit… Son esprit d’autant plus confus à mesure que ses pas la mènent vers l’horizon vierge s’étendant à ses pieds meurtris. Inlassablement, l’adolescente recherche une réponse aux innombrables questions constituant la toile de ses pensées, une façon d’éclaircir l’abstrait total qui recouvre son monde depuis sa renaissance dans les hautes herbes trempées. Ses pas douloureux reprennent une certaine assurance, ses mouvements s’affermissent alors qu’elle suit le ruisseau pas à pas dans l’espoir de le voir écarter la terre de son lit, se renforcir dans une rivière tumultueuse qui leur permettrait de semer les prédateurs sans visage s’étant lancé à leur poursuite. Continuer. Voilà ce à quoi elle aspire à cet instant sans se soucier même de ses compagnons de voyage improvisés, de Risu et du nouveau venu qui en plus de lui offrir un soutien technique et une compagnie non négligeable dans ces sauvages contrées, pourraient assurer sa protection. Le policier a déjà témoigné son adresse tandis que l’inconnu avec sa carrure impressionnante doit posséder une force qui pourrait certainement lui être utile. Même si déjà elle fait fi de leur présence, eux emboîtant son pas rapide vers l’inconnu, vers l’est, vers la découverte ou la perdition, nul ne saurait dire, mais un élément apparaît avec une certaine netteté dans ce tableau improbable, celle de la place d’Echo au sein du groupe.

Si elle ne possède aucune prédisposition naturelle ou trait de caractère lui permettant de prendre les rennes ou même de le désirer, les deux hommes du trio semblent avoir décidé pour l’instant de lui confier la direction du groupe. Echo déjà leur échappe, le regard perdu dans l’azur d’un ciel sournois, laissant à croire à une chaleur égale et rassurante… qui n’y croirait pas d’une si belle journée? Pourtant, la jeune fille frissonne sous ses vêtements encore humides, sa peau glacée sous l’épaisse veste qui la recouvre pourtant. Elle remarque à peine l’approche des deux hommes à ses côtés, ne sursaute qu’en entendant la voix de ténor de l’inconnu qui s’est approché dans l’espoir d’attirer son attention. La jeune fille plisse le nez en constatant que son vis-à-vis cherche à entamer une conversation à laquelle elle n’a nulle envie de participer. Le contact avec ces deux étrangers ne peut que provoquer d’avantage de questions, or elle recherche plutôt des réponses entre les longues herbes tendues vers le ciel. Avec un soupir, l’adolescente se décide néanmoins à répondre.

«Risu, le mot lui plaisait, c’est ainsi qu’il a décidé. Pour ma part, c’était le nom de la première chanson que j’ai trouvé dans mon MP3. C’est tout ce que j’ai dans ce stupide d’ailleurs. Ça et un briquet tellement ancien, j’ai aucune idée s’il fonctionne toujours.»

Le ton de la jeune fille est acide, tendu de détresse plutôt que d’une véritable animosité à l’endroit du boxeur. Un soupir se fait entendre, lourd et fatigué, le turquoise de son regard assombri luit d’inquiétude. Plutôt que de penser au fait qu’ils se retrouvent maintenant au beau milieu d’une nature peu disposée à leur venir en aide, affamés, trempés, sans direction et possiblement en danger d’être rattrapés par les prédateurs de tout à l’heure, Echo se concentre sur son interlocuteur, qui maintenant debout est encore plus impressionnant.

«Faudrait t’en trouver un aussi. Un truc comme Le Géant ou… pourquoi pas Shampoing, ça pourrait être drôle puisque…»

Eh bien oui, Echo, malgré ses sombres pensées, parvient toujours à remarquer l’état capillaire de son interlocuteur. Une sorte de rire lui échappe, aussi maladroit et étrange que ses maigres talents sociaux.

«Dans tous les cas, Shampoo, si t’as de quoi manger, dis-le maintenant parce que je meurs de faim.»

Comme pour confirmer ses dires, son ventre émet rapidement des sons peu rassurants qui viennent faire sursauter Marco à ses pieds.
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